Belle année 2012

1 01 2012

Une année qui se referme, et avec elle certaines choses qui prennent fin. On change, et on se prendrait même à croire que l’on progresse. C’est agréable de se dire que les choix faits au cours de l’année étaient les bons. On garde le cap et on poursuit. L’année qui vient se s’achever était placée sous le signe du renforcement et de l’accomplissement.

Dans le domaine professionnel, cela donne un changement de poste et de nouvelles missions : d’ici quelques semaines, je prendrai mes fonctions de chargée de projets numériques au sein de la ville. Une nouvelle équipe, une nouvelle aventure. Avec un pincement au coeur au terme de ces dernières années, je me prépare à quitter les adhérents que j’ai accompagnés en tant qu’animatrice multimédia, dans la diversité de leurs usages et de leurs personnalités. Bien au-delà des questions de méthodologie, c’est un métier où la relation à l’autre compte énormément. J’ai beaucoup appris ; c’est forte de cette richesse que j’aborde ma nouvelle évolution professionnelle, toujours au service des citoyens.

Je vous laisse avec une récente découverte qui a fait sourire l’indianiste en moi (tous les codes y sont) et vous souhaite à tous une très belle année 2012.





Les litanies de la “bête à concours”

23 11 2011
Encore une fois, les épreuves sont arrivées à une vitesse vertigineuse. J’ai eu beau me préparer, quand on parle d’”épreuves” de concours, eh bien je trouve que ça porte bien son nom. Pour le résultat, sachant que je ne suis pas mon juge le plus tendre,  je m’abstiens de commentaire et je me repose quelques semaines avant de me lancer dans la préparation de l’oral.

Sur la fin de mes révisions j’ai encore eu de ces petites épiphanies qui interviennent lorsque l’on passe suffisamment de temps sur un sujet pour que des éléments en apparence déconnectés se relient d’une manière naturelle. Commencer à voir les grandes lignes des politiques publiques, leurs évolutions ponctuelles ou systémiques, c’est plutôt stimulant intellectuellement parlant.

Je reprends un rythme un peu plus raisonnable et me consacre à des activités un peu moins monomanes. Voir mes amis, lire des romans, écrire des kilomètres dans de petits carnets que je range soigneusement sur mes étagères mais qui me font avancer. J’accompagne cette semaine comme bénévole un petit groupe de jeunes au musée du Louvre, selon une formule qu’on avait testée avec leur accompagnateur principal et qui avait plutôt bien fonctionné. Je suis en train de me mitonner un petit programme pour retenir l’attention papillonnante de ces visiteurs. Au programme : peinture française, l’école de David.
Je prépare aussi une conférence pour la fin du mois de janvier sur l’art pâla, que devait notamment faire connaître la fameuse exposition qui aurait dû avoir lieu au musée Guimet fin 2007 sur l’art du Bangladesh :
Prestigieuse dynastie implantée dans le nord-est de l’Inde et une partie du Bangladesh, les Pâla se mettent au service de la foi bouddhique qu’ils protègent et font rayonner largement dans les pays alentour et jusqu’en Indonésie. Héritière des canons esthétiques classiques, la sculpture pâla, par sa richesse et son raffinement, marque le chant du cygne du bouddhisme dans le sous-continent.

Si vous souhaitez y participer, faites signe !

Et puis il y a peu, j’ai candidaté pour un poste très motivant au sein de ma collectivité. J’ai passé l’entretien dont le retour a été très positif. J’attends des nouvelles avec impatience, pour le moment je n’en dis pas plus…




Mobilisation

17 10 2011

Les semaines se suivent et apportent leur lot de petites et de grandes satisfactions. J’ai bénéficié la semaine dernière de trois jours de formation au montage vidéo. J’espérais aller plus loin en profitant de l’expérience d’un spécialiste et le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue. J’en suis sortie avec un enthousiasme proche de celui que j’avais éprouvé lorsque j’ai découvert le langage HTML et la possibilité de faire des images réactives.

Outre l’apprentissage des bases d’un logiciel, j’ai mon petit bagage de notions théoriques et de méthode. Entre deux exercices nous avons vu quelques clips décortiqués par le formateur afin de nous ouvrir des perspectives…


Evidemment, pour certains effets, un minimum de matériel est nécessaire… Mais ce que je retiens c’est qu’avec une caméra HD un peu d’astuce, des idées et beaucoup de temps (beaucoup), on peut réaliser des films tout à fait honorables…

Moins d’un mois avant le concours d’attaché territorial. Je repousse les activités parallèles à l’après-concours : séance “Qui m’aime me suive” programmée pour la fin du mois de novembre en nocturne au Louvre (j’hésite encore entre la peinture française du XIXe siècle, les galeries de peinture italienne et les salles égyptiennes), enregistrement des Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes de Giorgio Vasari (ça a l’air un peu austère à première vue mais c’est bien écrit et très savoureux pour tout amateur d’art)…

Ma préparation bat son plein, les journées et les week-end sont très courts ; d’ailleurs ma pause vient de se terminer… Je vous laisse avec les liens vers deux albums que j’ai créés, l’un sur le street art à Vitry, l’autre sur la Nuit Blanche 2011.

Vitry vit le Street art

Vitry vit le Street art

Nuit Blanche 2011

Nuit Blanche 2011





C’est la rentrée !

30 08 2011
Après quelques semaines de congés j’ai repris mes activités au Cyberespace, dans ce rythme si particulier qui caractérise les mois de juillet et d’août : moments de calme, moments de fébrilité, des gens qui restent à discuter parce que, tout de même, c’est les vacances.

Pour ma part, des congés mais peu de vacances cette année, concours oblige. C’est un animal glouton qui se nourrit d’une bonne partie de mes soirées et d’un grosse tranche de mes week-end. Il y a encore beaucoup de connaissances à acquérir et un bon gros travail de méthodologie à consolider. Echéance : le 16 novembre.

L’avantage quand on travaille beaucoup, c’est que les sorties que l’on s’octroie ont d’autant plus de saveur. Les quatre jours de (vraies) vacances passées à la Rochelle début juillet ont été un authentique bonheur. Déambuler dans cette ville agréable et photographier les nombreuses petites merveilles architecturales qu’elle recèle, visiter les musées de la ville (dont les collections d’arts asiatique), faire de la pêche à pied, et passer du temps avec l’amie qui me recevait : voilà ce que j’appelle des vacances.

 

 

Ma rentrée s’annonce sous le signe de l’étude, mais aussi tout de même, un peu, de la culture.

Je ne suis d’abord offert l’exposition “Maya, de l’aube au crépuscule” au musée du Quai Branly. Une expo archéologisante, avec quelques pièces très surprenantes par leur style d’une liberté inattendue (notamment dans le domaine de la céramique). Largement chronologique, elle ouvre quelques percées intéressantes, notamment sur l’écriture maya. A la fin de l’expo un espace se consacre à la documentation photographique des traces et survivances de la culture maya au Guatemala. Je garde notamment en mémoire une photographie d’une chapelle consacrée à Maximon, divinité à l’effigie d’un conquistador aux jambes brisées, combinant un dieu maya, et le Judas des évangiles… C’est la seule divinité que je connaisse à qui l’on allume des cigarettes qui pendent au coin de la bouche de la statue. J’ai lu que dans certains cas les officiants lui offraient de l’alcool…

 

 

Je ne pouvais pas manquer l’exposition de Beaubourg, “Paris-Delhi-Bombay…”, consacrée au regard porté par les artistes indiens mais aussi français sur le sous-continent d’aujourd’hui. Cette initiative vise notamment à encourager le dialogue entre la France et l’Inde et à ce titre, plusieurs oeuvres ont été réalisées spécifiquement pour l’exposition, associant artistes indiens et français, sollicitant le public dans le cadre d’oeuvres participatives. Le résultat ? Une vision très contrastée d’une société en mutation, un art souvent revendicatif et contestataire, notamment dans la reconnaissance des minorités sexuelles ou la dénonciation des violences faites aux femmes. Le traitement acidulé ou naïf de certaines représentations renforce le sordide d’une réalité loin d’être rose.



Le propos, porté par un excellent travail de synthèse des données essentielles relatives à l’Inde à l’intérieur d’une rotonde centrale, mérite le déplacement (vous avez jusqu’au 2 octobre).



 





Du multimédia, de l’art (et des vacances qui se profilent)

16 06 2011

Avec deux articles récents dans des journaux à grande diffusion, dont le Monde (s’il vous plaît), le Cyberespace de Gentilly devient un endroit très “in” !
Les accompagnements de projets s’y enchaînent en ce moment en un maillage très serré, comme si les adhérents souhaitaient tout terminer avant de partir somnoler sur les plages ou parcourir les chemins de France et d’ailleurs. Exercice délicat de la reformulation en termes techniques d’envies et d’impératifs qui ne sont pas toujours très précis initialement. Accompagner tout en ouvrant à la personne la possibilité de devenir autonome. Savoir reconnaître parfois qu’on n’a pas la réponse à tout, tout de suite, et au final, chercher ensemble jusqu’à trouver la solution. J’aime ce travail de funambule.

La prochaine rencontre des Jeudis des Espaces Publics Numériques (dont je suis secrétaire) se déroulera le mardi 28 juin, à la Gaîté Lyrique. Ces rencontres destinées aux animateurs multimédia d’espaces publics numériques permettent de partager des expériences, de rencontrer d’autres personnes. Pour les animateurs de certains espaces qui ne font partie d’aucun réseau, c’est un véritable apport en termes de prise de recul et d’échanges, dans un métier relativement récent où la succession des urgences quotidiennes laisse peu de place à des réflexions non utilitaires.
Autour d’un thème familier aux EPN, une demi-journée s’organise, avec quelques retours d’expériences de personnes du terrain, suivis d’une synthèse par un grand témoin. Le thème de la rencontre du 28 juin : associer les usagers. La rencontre sera aussi l’occasion de découvrir la Gaîté Lyrique et ses activités.

Quelques expositions dernièrement, notamment “Cranach et son temps”, exposition du musée du Luxembourg. Didactique, elle replace bien à mon sens l’artiste dans son contexte culturel, religieux, artistique. Les oeuvres, étaient servies par un propos sobre et efficace. L’exposition montre bien l’influence des croyances religieuses des commanditaires des oeuvres, souvent protestants, sur les thèmes représentés, avec une insistance particulière sur les représentations de la charité.

Nature et idéal, le paysage à Rome, 1600-1650, au Grand Palais
, est une exposition très riche, au propos difficile à mettre en oeuvre dans le cadre d’une exposition grand public mais qui au final parvient à mon sens à ménager à la fois les spécialistes et les amateurs d’art n’ayant pas de connaissances spécifiques en histoire de l’art.
J’y ai découvert des artistes nordiques que je ne connaissais pas, dont Goffredo Wals, et quelques petits bijoux de peintures qui valaient à eux seuls le détour :

Goffredo Wals, Route de campagne avec une maison, Fitzwilliam Museum

Odilon Redon, prince du rêve, toujours au Grand Palais, m’a vraiment surprise. Evidemment, je connaissais l’artiste, ses “Noirs” et quelques-unes de ses peintures. Mais ce n’est qu’avec cette exposition, en regardant ses dates (1840-1916), que j’ai réalisé à quel point cet artiste a pu être novateur, moderne, tant par ses thématiques que par la composition de certaines de ses oeuvres. Une source d’inspiration à laquelle un oeil contemporain peut, je crois, continuer à puiser.

Monumenta 2011 : que vous soyez amateur d’art contemporain ou non,  je vous encourage chaudement à aller visiter Leviathan, l’installation d’Anish Kapoor dans la nef du Grand Palais. C’est non seulement un tour de force technique remarquable, mais aussi une expérience visuelle, sensorielle, fascinante, déroutante. C’est une oeuvre à différents niveaux de lecture, mais qui ne sombre pas dans l’hermétisme cryptique. Cet équilibre est peut-être l’une des raisons de l’engouement du public pour cet artiste contemporain.

J’ai fait une recherche approfondie sur les vidéos présentant le travail d’Anish Kapoor, mais au final la plus intéressante est une interview de l’artiste qui n’est pas sous-titrée… J’espère que vous pourrez comprendre le sens général de ce qui se dit, sinon faites-moi signe et je tenterai de faire une traduction rapide de l’interview.

A venir maintenant : ce week-end c’est la Fête de la ville de Gentilly, un temps de festivités nombreuses, de présentation des richesses de la ville à travers de mutiples activités. A cette occasion notamment, la ville a fait mettre en place une Happy Manif, orchestrée par le chorégraphe David Rolland. Cette déambulation atypique, ouverte à tous, permettra non seulement aux habitants de voir leur ville sous un autre jour, mais aussi à ceux qui ne connaissent pas Gentilly de la découvrir de manière originale. Amateurs de flashmobs, d’expression artistique, de rencontres, de découverte, venez nous rejoindre à 12h devant le café du Marché à Gentilly, muni de votre lecteur MP3 chargé du fichier sonore à télécharger sur le site de la ville ! Plus de détails sur le site de la ville de Gentilly.

Rendez-vous Dimanche 19 juin 2011 – 12h – devant le Café du marché sur la Place du 8 mai 1945 à Gentilly (attendez le top départ pour commencer la lecture du fichier son, ça sera mieux). Avec ce lien vous avez le chemin pour vous rendre du RER à la place du 8 mai 1945, alors, on compte sur vous !





Neutralité et discrétion

24 05 2011

Un silence un peu plus long que d’ordinaire. Une période de réflexion sur ce blog, sur les moyens d’expression disponibles et ce qu’il faut en faire.

En son sommet, il est écrit : “page personnelle”. Personnelle. Or je viens de relire, sinon l’intégralité, du moins une bonne partie de ce que j’ai écrit ici et je ne suis pas certaine de pouvoir qualifier ce contenu de personnel. J’ai donné l’adresse à ma mère (salut Manman ;-) ) et elle doit être bien déçue d’avoir si peu de données personnelles.

Alors, si ce blog ne montre pas un contenu personnel, alors quelle est la nature de ce contenu ? Est-il professionnel ? Non plus, en vertu du devoir de neutralité et de discrétion auquel je suis tenue du fait de mon statut. C’est donc un contenu hybride pour le moment impossible à étiqueter. Lacunaire, aussi, car plutôt que de m’exprimer indûment j’ai préféré jusqu’ici me taire.

Je ne connais que trop bien les effets dévastateurs d’une expression trop libre, notamment dans le cas de fonctionnaires, au point de douter de ma capacité à m’exprimer dans le respect de mes obligations, en me servant de mon bon sens. Mes opinions politiques ou religieuses, à la relecture de ce que j’ai écrit ici, me semblent absentes. Dans le domaine plus flou des opinions philosophiques, il me semble ne pas exprimer ici d’opinion personnelle.

J’ai ouvert ce blog à une période où mon avenir dans la fonction publique territoriale ne me semblait pas assuré et ma titularisation sur le poste que j’occupe m’amène naturellement à faire un point sur mes obligations. Le respect de l’obligation de discrétion me semble relativement facile à assumer car au final tout le monde y est soumis dans son contexte professionnel. L’obligation de neutralité en revanche m’a donné, et me donne encore, du fil à retordre. Où placer la limite ? J’ai parcouru récemment encore des forums où la question se posait du droit d’un fonctionnaire à tenir un blog, professionnel ou non. Nombreuses sont les personnes qui vont jusqu’à affirmer que c’est tout bonnement interdit, quel que soit le contenu du blog en question… D’après mes sources, une personne sur cinq en France est fonctionnaire : pousser au silence un cinquième de la population, ce n’est pas neutre.

La loi n’interdit pas à une personne fonctionnaire de tenir un blog, ni de s’exprimer. C’est un droit dont elle dispose au même titre que les autres citoyens, avec les limites ordinaires, plus quelques-unes qui sont indiquées par les lois, précisées par la jurisprudence .

Ah, et Maman : si tu veux savoir comment je vais, appelle moi ;-)





En garde, 2011 !

4 01 2011

Et voilà. Une nouvelle année qui s’avance et dont j’attends beaucoup.

 

Fin 2010, cela a été l’annonce des résultats positifs au test de positionnement pour la préparation au concours d’attaché territorial, que ma collectivité m’invite à suivre. Ca a été également ma nomination en tant que membre du bureau de l’association des Jeudis des EPN, dont je suis désormais secrétaire. Des engagements qui s’officialisent et se renforcent. Début 2011 commence donc sous le signe de l’engagement et de la constance.

 

Du côté du Cyberespace, la nouvelle année annonce une consolidation et un développement des actions en cours. Le public est assez divers à l’heure où je parle et permet toute une palette d’animations, de l’initiation à des ateliers plus poussés d’où les adhérents repartent avec des outils efficaces leur permettant de progresser sur leurs projets personnels.

 

D’autre part, je finalise actuellement la préparation d’une conférence sur le site de Khajurâho (Madhya-Pradesh, Inde) qui se tiendra à la Maison des Indes dans la soirée du mardi 18 janvier. Ma porte ouverte sur l’Inde où je ne me suis pas rendue depuis trop longtemps hélas. Je me console en compulsant ma bibliothèque et en relisant les travaux de Madeleine Biardeau, une grande indianiste dont le décès en février 2010 laisse un grand vide dans le monde des études indiennes. Son étude du Mahâbhârata reste pour moi une référence autant qu’une source d’inspiration.

 

Je vais également reprendre très prochainement les opérations « Qui m’aime me suive » au Louvre et à Guimet, et pourquoi pas les étendre à des expositions temporaires. Le programme culturel de la première moitié de l’année propose des expos intéressantes. J’attends beaucoup de celles sur Cranach et Redon.

 

Je vous souhaite à tous une année 2011 faite d’accomplissement et d’enthousiasmes.





Vous avez dit rentrée ?

26 10 2010

Pas d’article depuis fort longtemps en ces lieux. Pourtant l’activité a rarement été aussi intense. J’ai commencé à suivre les formations obligatoires (et d’autres moins obligatoires) permettant ma titularisation, prévue pour mars de l’an prochain si tout se passe bien. Formation d’intégration des agents de catégorie B au CNFPT : cinq jours de grand raout à parcourir des notions indispensables, des champs entiers, à comprendre comment tout cela fonctionne. J’avais découvert certaines des notions dans ma cellule de moniale l’an dernier quand j’avais préparé le concours de rédacteur. Parcourir tous ces éléments indispensables au citoyen pour comprendre son quotidien, condensés en quelques jours, donne un peu le vertige : comment se fait-il qu’on n’en ait pas entendu parler en cours d’éducation civique quand j’étais sur les bancs de l’école ? J’ai beau être un brontosaure, la décentralisation était bien entamée quand j’ai commencé à apprendre la création des cantons et leurs aléas. Je suppose qu’il fallait un temps de recul pour que les notions s’invitent dans les manuels scolaires.

Le Cyberespace a vécu en douceur sa rentrée. Les adhérents ont repris le chemin des initiations et la demande est peut être un peu plus prononcée que l’an dernier. Quelques projets se dessinent, qui s’égraineront sur le courant de l’année (on croise les doigts pour que l’alchimie se fasse). L’accompagnement de projets se poursuit avec un suivi au plus près des besoins de chacun qui rend la tâche efficace et intéressante.

Entre les ouvrages sur les politiques publiques et ceux sur l’Inde, je ne vois plus la couleur de la nappe qui recouvre mon bureau. Le concours d’attaché, que je passe sans préparation cette année, a lieu le 17 novembre. Je m’oxygène le cerveau en passant de l’un à l’autre.

Début septembre, petit séjour de trois jours à Rome. Une ville intimidante pour une historienne de l’art ! Voilà plus de trois ans que je me promettais d’y aller ; l’attente en valait la peine. Dans la lignée de ces jeunes hommes qui faisaient le “Grand Tour” au XIXe siècle, pour achever leurs humanités. Sur les traces de Cicéron dont j’ai traduit laborieusement les plaidoyers durant des années, sur celles des peintres les plus influents qui copiaient l’art de l’Antiquité sur des carnets, la reportaient sur la toile, dans la pierre, pour trouver leur propre chemin, sur celles enfin de ces artistes fascinés par la lumière chaude des paysages romains, où les silhouettes sombres des pins parasols se découpent sur un ciel d’un bleu improbable.

Mosaïque antique - musée du Vatican

Raphaël, La Transfiguration - Musée du Vatican

Rome, pins parasols près de la Domus Aurea

 

Je devrais donner une conférence sur les sanctuaires de Khajuraho le 18 janvier à la Maison des Indes. C’est encore loin, mais si d’aventure ça vous intéressait, faites moi signe. D’ici là je devrais relancer mon opération “Qui m’aime me suive”, fin novembre ou courant décembre : stay tuned ;-)

 

 





Pakistan, Terre de Rencontre – Musée Guimet

15 06 2010

Je vous invite très chaudement à aller voir l’exposition Pakistan – Terre de rencontre qui se tient au musée Guimet jusqu’à la mi-août. J’en parlerai plus en détail ailleurs, mais on trouve dans cette expo les grands must de l’art du Gandhâra, qui se trouve faire partie de mes domaines de prédilection en art indien.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’art du Gandhâra et son esthétique, on dit parfois que c’est l’enfant d’un sculpteur athénien et d’une mère bouddhiste. Des bouddhas aux allures d’apollons. Evidemment ces petites remarques recouvrent une réalité plus complexe où les influences sont subtiles à analyser et les sources peu assurées. On se retrouve face à jeu de patience aux pièces manquantes, un puzzle dont on aurait perdu la boîte depuis longtemps. L’iconographie de l’art du Gandhâra est d’une grande richesse et comporte son lot d’énigmes qu’on se plaît à espérer élucider un jour.

J’ai donc eu le plaisir intense de voir autrement qu’en timbre-poste dans des ouvrages ces oeuvres qui m’ont marquée ; confrontation troublante, je dois dire, que je renouvellerai plusieurs fois avant que l’expo ne ferme. Si vous envisagez d’y aller un dimanche ou un lundi, faites moi signe, peut-être que je vous accompagnerai.

Relief du Gandhâra - Calcutta : La naissance du futur Bouddha

Relief du Gandhâra - Calcutta : La naissance du futur Bouddha





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19 05 2010

Ce titre peu informatif destiné à faire passer deux données sur un seul post.

Il y a une dizaine de jours, j’ai eu la surprise de constater que pile sous mes fenêtres s’était installé une animation intitulée Rencontres Urbaines pour les vingt ans de Mosko & Associés, regroupant des artistes de rue parmi les plus prestigieux (Miss Tic, Artiste Ouvrier, Jef Aérosol…), des concerts et des sessions de slam au féminin.

Tout ce petit monde s’activait sous mes fenêtres, ça sentait la bombe jusque chez moi, le soleil brillait et j’ai profité de ma position éminente pour prendre quelques photos. Vous pouvez aller jeter un oeil sur les photos sur l’album photos que j’ai fait sur l’événement. C’est l’occasion de découvrir ces artistes si vous ne les connaissez pas, et de voir ces oeuvres qui ne sont pour la plupart plus visibles maintenant.

Rencontres Urbaines - Artiste Ouvrier

Je profite de ce post pour faire une petite annonce. Le propriétaire de l’appartement que j’habite en ce moment m’a dit récemment qu’il aurait besoin de son appartement courant septembre. C’est donc le retour de l’épopée immobilière où je suis jetée avec une quantité ahurissante d’autres candidats… Je cherche donc un petit studio pas trop cher à louer dans le sud de Paris ou la proche banlieue. Si jamais vous aviez vent de quelque chose n’hésitez surtout pas à me faire signe !








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