Sortie du tunnel

17 06 2009

La prochaine session du “Qui m’aime me suive”, qui devait avoir lieu ce mercredi, est annulée pour des raisons d’intendance personnelle. Je refixerai une session quand les choses se seront stabilisées.

La Maison des Indes m’a demandé de donner en novembre une conférence sur le dieu Vishnu, un dieu très important au sein du panthéon hindou, archétype du roi et sauveur du monde. C’est aussi une personnalité divine des plus foisonnante, car les formes sous lesquelles il descend sur Terre pour rétablir l’ordre, les avatars (un terme sanskrit qui nous a été transmis), sont multiples et chacune a son histoire et son culte propres. Par ailleurs, l’un de ces avatars, le fameux Krishna, mériterait à lui seul une conférence. Amant complexe de la belle Radha et de bien d’autres vachères, il est aussi celui qui offre le discours le plus vénéré des vishnouites, la Bhagavad Gita, qui explique entre autres, la relation de total abandon que le dieu attend de son fidèle, et ce parfois par delà la morale commune…

Par ailleurs, pour ceux que je théâtre intéresse, ce sont les auditions des cours de Françoise Kerver, au pavillon des Ateliers de l’ADAC, place Nationale, dans le 13eme arrondissement (métro Place d’Italie ou Olympiades). Jeudi et vendredi soir à partir de 19h30, samedi et dimanche de 14h jusqu’au soir. Il y en a pour tous les goûts, et c’est naturellement tout à fait gratuit, alors n’hésitez pas ! Je joue jeudi soir, d’abord “On va faire la cocotte” de Feydeau, ensuite “King Kong Theorie” de Virginie Despentes.





Hiéroglyphes, dessin vectoriel, et “qui m’aime me suive”

21 05 2009

Quelques nouvelles après un silence bien indépendant de ma volonté. Pour ceux que cela intéresse, je crois bien que j’ai trouvé un appartement, un petit nid douillet où je vais pouvoir poursuivre paisiblement mon travail sur une terrasse ensoleillée (je crâne un peu, je sais ;-) ). J’envisage de déménager début juillet quand l’appartement sera libre et que je devrai laisser (sans regrets aucun) celui que j’occupe actuellement. En attendant, j’essaie de fixer un peu l’ambiance inoubliable et les souvenirs qui sont rattachés à ce lieu dans ma vie. Un petit projet pour boucler une boucle qui n’a que trop longtemps duré. L’animation hiéroglyphes et dessin vectoriel s’est déroulée selon mes espérances, devant un public d’une plus d’une vingtaine de personnes. Parce qu’écrire (ou dessiner) des hiéroglyphes sans en comprendre la portée me semblait artificiel voire peu productif, j’ai commencé par brosser un petit tableau de la civilisation de l’Egypte ancienne. L’objectif était de permettre aux participants de mieux comprendre l’importance de l’écriture, son rapport intime non seulement à l’art, mais aussi à la pensée de l’Egypte pharaonique. Le respect ou les tabous de cette civilisation influent parfois sur l’écriture. S’il est question d’écrire les noms des dieux ou du pharaon, l’antéposition honorifique bouscule l’ordre des hiéroglyphes. Par ailleurs, quand il s’agit de décrire certains phénomènes délicats tels que la mort ou la naissance, les signes les plus explicites seront parfois remplacés par des hiéroglyphes abstraits. Tout cela me semblait un préambule indispensable à l’introduction de la langue hiéroglyphique proprement dite, son fonctionnement à la fois phonographique (ayant une valeur sonore), idéogrammatique (le symbole a la valeur de ce qu’il représente) et déterminatif (le symbole permettant d’indiquer dans quel champ lexical se trouve le mot écrit). Les participants ont ensuite tenté, à l’aide d’un « alphabet » adapté à notre langue, d’écrire eux-mêmes leur propre prénom. J’ai ensuite procédé à une petite présentation du dessin vectoriel et à ses particularités par rapport à l’image bitmap que certains connaissaient pour posséder un appareil photo numérique. J’ai montré dans quelle mesure le vectoriel était particulièrement adapté à l’écriture hiéroglyphique, et à l’usage que l’on peut en faire, notamment pour tirer son œuvre sur un t-shirt, qui a été proposée aux participants les plus motivés (les autres ayant été invités à venir au Cyberespace scanner leur œuvre dessinée sur papier). Ce fut l’occasion de rappeler auprès du public présent l’existence du Cyberespace et la possibilité d’accompagnement qu’il propose. Des postes dotés du logiciel libre et gratuit Inkscape ont été mis à disposition des amateurs avec un accompagnement de Mehena Aggoune et de moi-même. Certaines personnes ont même demandé de l’aide pour télécharger et installer ce logiciel. Une expérience qui me conforte plus que jamais dans la conviction qu’il est possible de capter l’attention d’un public peu enclin à se pencher sur les nouvelles technologies. L’intérêt à mon sens de cette animation était de montrer qu’avant de « faire de l’informatique », le but du jeu était avant tout d’avoir quelque chose d’intéressant à faire avec ce « fichu ordinateur » qui terrorise encore certains… Pour les animateurs que ce genre de projets intéresse je suis prête à mettre à disposition mes données, l’alphabet vectorisé par mes soins à partir de données trouvées dans des ouvrages, ainsi que la présentation de la civilisation de l’Egypte ancienne. Il ne faut pas abuser de la patience d’un public de seniors même mordus d’égyptologie, je conseille une animation d’un maximum de deux heures. Je profite de ces quelques mots sur cette animation au croisement entre égyptologie et multimédia pour rendre hommage à Annie Forgeau, maître de conférences à l’université Paris IV – Sorbonne, qui m’a transmis la passion de l’égyptologie avec une rigueur scientifique et un sens de la pédagogie que j’ai rarement rencontrés. Je travaille activement sur le concours de rédacteur du patrimoine, pour lequel j’ai eu la chance d’avoir le soutien de la municipalité de Gentilly pour laquelle je travaille. Je bénéficie d’une préparation accélérée au CNFPT avec un petit groupe de travail qui s’est constitué pour l’échange de documents et l’entraide méthodologique. Cette formation est une marque de confiance dont j’essaie de me montrer digne en travaillant dès que mon emploi du temps me le permet afin de multiplier mes chances de réussite, les meilleurs seulement étant retenus… J’ai marqué une pause longue dans l’opération « Qui m’aime me suive » qui consiste à emmener une personne se promener en nocturne le mercredi ou le vendredi soirs à partir de 20h dans les salles du Louvre, à parler d’art en toute simplicité avec des personnes qui ne sont pas nécessairement familières ni des musées ni des collections du Louvre. La première expérience ayant été tout à fait concluante, il me tarde de reprendre. Je pense pouvoir fixer un nouveau rendez-vous au mercredi 16 juin, cette-fois ci pour aller faire un tour dans les collections gréco-romaines. Ceux qui sont intéressés peuvent me laisser un mail ou un commentaire (néanmoins je ne pourrai inviter qu’une seule personne à la fois). Je n’ai pour le moment pas encore la disponibilité (ni de temps ni d’esprit) pour proposer à ceux que ça intéresserait de me suivre lors des dimanches où les musées parisiens ouvrent gracieusement leurs portes. J’essaierai d’y revenir prochainement. Il y a tant de bonnes expositions en ce moment sur Paris que je ne saurais vous les conseiller toutes, si jamais vous pouviez me faire un retour sur celles que vous avez vues cela m’intéresse !





Où je fais mon Caliméro

13 04 2009

Le prochain “Qui m’aime me suive” est annulé jusqu’à une date ultérieure.
Je me suis fait agresser il y a une semaine dans le hall de mon immeuble, alors que je rentrais tranquillement chez moi sur les coups de 2h du matin. Un petit rigolo très spirituel a trouvé très courageux d’essayer de piquer son sac à dos à une fille, avec deux petits compères pour lui prêter main forte au cas où. Résultat des courses : j’ai réussi à garder mon sac (ah mais), mais aussi quelques bleus, un mal de dos persistant, et surtout une grande, très grande envie de partir. Envie confortée lorsque je suis allée porter plainte : quand l’agent de police qui enregistre votre plainte s’exclame “ah, vous habitez ? Mais vous savez qu’il y a du trafic dans votre immeuble ? “, il est plus que temps de mettre les voiles. Et encore, s’il n’y avait que le trafic… Mais je m’égare.

Donc je déménage. Enfin, je déménage aussi vite que possible, dès que j’ai trouvé un appartement décent dans autre chose qu’une pépinière à dealers (ou un nid à affaires sociales bien inextricables, c’est selon les jours), pas trop cher et calme.





Nouvelles et qui m’aime me suive d’avril

30 03 2009

Le premier “qui m’aime me suive” a bien fonctionné. Mon unique participant a essuyé les plâtres, mais après quelques instants la discussion informelle que j’espérais a pris un rythme de croisière. Par ricochets, nous avons parlé de la fonction de l’écriture dans l’Egypte ancienne, des croyances de l’époque pharaonique, des conceptions autour de l’être humain et notamment de l’importance du nom, sculpté, peint, détruit par des successeurs rageurs ou simplement opportunistes…

Je prévois une nouvelle session du “qui m’aime me suive” (l’intitulé, un peu tape-à-l’oeil je l’avoue, me plaît finalement, par son côté personnel qui colle assez bien à l’idée que je me fais de l’opération). Cette fois-ci, je prévois d’aller faire un tour du côté des antiquités grecques. Prochaine date, donc, le 22 avril. Comme la fois précédente, j’emmène une personne, si quelqu’un est intéressé, qu’il me laisse un message.

Ce week-end, ce sont les auditions du cours de Françoise Kerver à l’ADAC (celles-ci sont privées, celles de la mi juin seront publiques, j’en reparlerai). J’y présenterai deux scènes : Amour, un petit poème de Taslima Nasreen, et un montage de l’introduction de King-Kong Theorie de Virginie Despentes. L’un met en scène une femme amoureuse, exaltée et obsessive, l’autre une théoricienne qui démonte dans une langue drôle et acide l’image d’Epinal de cette femme idéale à laquelle on devrait au moins faire semblant de vouloir ressembler. Je vous laisse, je retourne à mes cours de cuisine…

King Kong, film original, photo prise par Auchard

King Kong, film original, photo prise par Auchard





Qui m’aime me suive – Mars

17 02 2009

Le principe du “Qui m’aime me suive” est le suivant : en tant que détentrice de la carte Louvre professionnel, je peux emmener une personne visiter le Louvre (enfin, quelques salles ;-) ) en nocturne le mercredi soir ou le vendredi soir. Je compte y aller le mercredi 18 mars, pour aller voir les salles consacrées à l’égyptologie, dans le cadre d’une animation que je prépare sur l’art égyptien, les hiéroglyphes et le multimédia. Si vous souhaitez participer à mes pérégrinations, laissez moi un message.

Jeronzinho

Louvre, musée Charles X. Photo : Jeronzinho





Une nouvelle année qui commence en fanfare

23 01 2009

Quelques semaines d’activité intense, avec pour commencer les rencontres d’Autrans, autour de l’Internet collaboratif. Collaboratives ont même été les journées, les différentes conférences et ateliers faisant l’objet de commentaires via toutes sortes d’outils dont Twitter, l’ensemble s’affichant sur le meta-wall d’Autrans. J’y ai découvert de nouveaux usages, de nouveaux outils, et naturellement de nouvelles personnes avec lesquelles de nouveaux projets pourraient être développés… A suivre.

J’ai aussi eu le plaisir de participer  lors de ces rencontres à une opération de tourné-monté avec l’association Riv’ Nord qui oeuvre sur l’appropriation des média par les citoyens.

Une nouvelle année assez active également dans le domaine de l’indianisme. J’ai donné à la Maison des Indes une première conférence le 13 janvier sur le site de Vijayanagar. La seconde aura lieu au même endroit le samedi 24 janvier dans le cadre d’un forum sur l’Inde : une conférence sur le site de Khajurâho, où je tenterai d’expliquer notamment le sens des sculptures érotiques qui ont fait la renommée (sulfureuse diront certains) des temples de ce site.





C’est la rentrée !

5 09 2008

Une rentrée sur les chapeaux de roues ! Un petit post pour poser quelques mots sur les projets en cours.

J’ai retrouvé le petit peuple du cyberespace plus motivé que jamais, et poursuis mes activités au Cyberespace de Gentilly en tant qu’animatrice. L’une des premières tâches de cette rentrée : faire en sorte que le Passeport Internet Multimédia puisse être passé et validé au Cyberespace, en attendant le résultat des expérimentations autour du B2i adulte. De nouveaux projets, notamment avec le service retraités, sont sur le feu.

Une adhérente habituée vient de me souffler l’idée de créer un petit “Manuel de conversation avec mon ordinateur” répertoriant les termes anglais les plus fréquemment rencontrés quand on utilise un ordinateur, ainsi que leur signification.

Je suis également sollicitée pour donner des cours d’histoire de l’art et archéologie, cours de soutien pour le passage des examens. Une activité très ponctuelle, mais au moins l’une d’entre eux semble amené à se poursuivre sur toute l’année, relevant à la fois de l’accompagnement méthodologique et de l’aide à l’orientation professionnelle.





Auditions de théâtre amateur de l’ADAC

4 06 2008

Les 20, 21, 22 juin se tiendront les auditions de fin d’année du cours de théâtre amateur que Françoise Kerver dispense dans le cadre des activités de l’ADAC.

“Pour du théâtre amateur, chapeau !” C’est le genre de réaction que suscitent généralement ces auditions, qui rassemblent un ensemble de quelque 300 scènes tirées du répertoire classique ou contemporain, tragique ou comique. Seules les meilleures scènes sont conservées pour ces auditions publiques, et il y en a pour tout les goûts !

Cet événement aura lieu au Pavillon des Ateliers de l’ADAC, 11 place Nationale, dans le 13e (métro Olympiades, Nationale ou Place d’Italie). Les festivités commencent le vendredi soir. A titre indicatif, les deux scènes dans lesquelles je joue seront le samedi soir en début de soirée, et dimanche soir plutôt en fin d’après-midi ou en tout début de soirée. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez avoir de plus amples informations.

Logo ADAC





Conférence sur l’art « gréco-bouddhique » du Gandhâra

25 04 2008
ATTENTION, CE FORUM A ETE ANNULE
J’interviendrai le samedi 17 mai dans le cadre d’un forum de la Maison des Indes dans une communication intitulée L’art gréco-bouddhique du Gandhâra, cet art ancien du Nord-Ouest de l’Inde (Pakistan-Afghanistan actuels) au confluent entre influences orientales et occidentales.

Fortement influencée par la civilisation grecque transmise par les descendants d’Alexandre le Grand, l’école du Gandhara, l’un des principaux foyers de la sculpture indienne aux IIe-IIIe siècles de notre ère, a joué un rôle majeur dans le développement de l’imagerie bouddhique, et en particulier des représentations du Bouddha. Une conférence en images.

Plus d’informations dans le programme des évènements culturels de la Maison des Indes.

Bodhisattva Padmapâni (Gandhâra), Indian Museum, Calcutta (Inde)





Notre Dame et les cyber-seniors

11 04 2008

Le 8 avril, sortie en tant qu’animatrice multimédia avec le CCAS Retraités de Gentilly. Deux objectifs pour cette sortie : découvrir les détails d’un monument parisien que l’on croit avoir déjà vu sous toutes ses coutures, et s’initier au multimédia. Allez voir le résultat sur leur galerie de photos Flickr