Quelques nouvelles après un silence bien indépendant de ma volonté. Pour ceux que cela intéresse, je crois bien que j’ai trouvé un appartement, un petit nid douillet où je vais pouvoir poursuivre paisiblement mon travail sur une terrasse ensoleillée (je crâne un peu, je sais
). J’envisage de déménager début juillet quand l’appartement sera libre et que je devrai laisser (sans regrets aucun) celui que j’occupe actuellement. En attendant, j’essaie de fixer un peu l’ambiance inoubliable et les souvenirs qui sont rattachés à ce lieu dans ma vie. Un petit projet pour boucler une boucle qui n’a que trop longtemps duré. L’animation hiéroglyphes et dessin vectoriel s’est déroulée selon mes espérances, devant un public d’une plus d’une vingtaine de personnes. Parce qu’écrire (ou dessiner) des hiéroglyphes sans en comprendre la portée me semblait artificiel voire peu productif, j’ai commencé par brosser un petit tableau de la civilisation de l’Egypte ancienne. L’objectif était de permettre aux participants de mieux comprendre l’importance de l’écriture, son rapport intime non seulement à l’art, mais aussi à la pensée de l’Egypte pharaonique. Le respect ou les tabous de cette civilisation influent parfois sur l’écriture. S’il est question d’écrire les noms des dieux ou du pharaon, l’antéposition honorifique bouscule l’ordre des hiéroglyphes. Par ailleurs, quand il s’agit de décrire certains phénomènes délicats tels que la mort ou la naissance, les signes les plus explicites seront parfois remplacés par des hiéroglyphes abstraits. Tout cela me semblait un préambule indispensable à l’introduction de la langue hiéroglyphique proprement dite, son fonctionnement à la fois phonographique (ayant une valeur sonore), idéogrammatique (le symbole a la valeur de ce qu’il représente) et déterminatif (le symbole permettant d’indiquer dans quel champ lexical se trouve le mot écrit). Les participants ont ensuite tenté, à l’aide d’un « alphabet » adapté à notre langue, d’écrire eux-mêmes leur propre prénom. J’ai ensuite procédé à une petite présentation du dessin vectoriel et à ses particularités par rapport à l’image bitmap que certains connaissaient pour posséder un appareil photo numérique. J’ai montré dans quelle mesure le vectoriel était particulièrement adapté à l’écriture hiéroglyphique, et à l’usage que l’on peut en faire, notamment pour tirer son œuvre sur un t-shirt, qui a été proposée aux participants les plus motivés (les autres ayant été invités à venir au Cyberespace scanner leur œuvre dessinée sur papier). Ce fut l’occasion de rappeler auprès du public présent l’existence du Cyberespace et la possibilité d’accompagnement qu’il propose. Des postes dotés du logiciel libre et gratuit Inkscape ont été mis à disposition des amateurs avec un accompagnement de Mehena Aggoune et de moi-même. Certaines personnes ont même demandé de l’aide pour télécharger et installer ce logiciel. Une expérience qui me conforte plus que jamais dans la conviction qu’il est possible de capter l’attention d’un public peu enclin à se pencher sur les nouvelles technologies. L’intérêt à mon sens de cette animation était de montrer qu’avant de « faire de l’informatique », le but du jeu était avant tout d’avoir quelque chose d’intéressant à faire avec ce « fichu ordinateur » qui terrorise encore certains… Pour les animateurs que ce genre de projets intéresse je suis prête à mettre à disposition mes données, l’alphabet vectorisé par mes soins à partir de données trouvées dans des ouvrages, ainsi que la présentation de la civilisation de l’Egypte ancienne. Il ne faut pas abuser de la patience d’un public de seniors même mordus d’égyptologie, je conseille une animation d’un maximum de deux heures. Je profite de ces quelques mots sur cette animation au croisement entre égyptologie et multimédia pour rendre hommage à Annie Forgeau, maître de conférences à l’université Paris IV – Sorbonne, qui m’a transmis la passion de l’égyptologie avec une rigueur scientifique et un sens de la pédagogie que j’ai rarement rencontrés. Je travaille activement sur le concours de rédacteur du patrimoine, pour lequel j’ai eu la chance d’avoir le soutien de la municipalité de Gentilly pour laquelle je travaille. Je bénéficie d’une préparation accélérée au CNFPT avec un petit groupe de travail qui s’est constitué pour l’échange de documents et l’entraide méthodologique. Cette formation est une marque de confiance dont j’essaie de me montrer digne en travaillant dès que mon emploi du temps me le permet afin de multiplier mes chances de réussite, les meilleurs seulement étant retenus… J’ai marqué une pause longue dans l’opération « Qui m’aime me suive » qui consiste à emmener une personne se promener en nocturne le mercredi ou le vendredi soirs à partir de 20h dans les salles du Louvre, à parler d’art en toute simplicité avec des personnes qui ne sont pas nécessairement familières ni des musées ni des collections du Louvre. La première expérience ayant été tout à fait concluante, il me tarde de reprendre. Je pense pouvoir fixer un nouveau rendez-vous au mercredi 16 juin, cette-fois ci pour aller faire un tour dans les collections gréco-romaines. Ceux qui sont intéressés peuvent me laisser un mail ou un commentaire (néanmoins je ne pourrai inviter qu’une seule personne à la fois). Je n’ai pour le moment pas encore la disponibilité (ni de temps ni d’esprit) pour proposer à ceux que ça intéresserait de me suivre lors des dimanches où les musées parisiens ouvrent gracieusement leurs portes. J’essaierai d’y revenir prochainement. Il y a tant de bonnes expositions en ce moment sur Paris que je ne saurais vous les conseiller toutes, si jamais vous pouviez me faire un retour sur celles que vous avez vues cela m’intéresse !
Hiéroglyphes, dessin vectoriel, et “qui m’aime me suive”
21 05 2009Commentaires : 1 commentaire »
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