Après quelques semaines de congés j’ai repris mes activités au Cyberespace, dans ce rythme si particulier qui caractérise les mois de juillet et d’août : moments de calme, moments de fébrilité, des gens qui restent à discuter parce que, tout de même, c’est les vacances.
Pour ma part, des congés mais peu de vacances cette année, concours oblige. C’est un animal glouton qui se nourrit d’une bonne partie de mes soirées et d’un grosse tranche de mes week-end. Il y a encore beaucoup de connaissances à acquérir et un bon gros travail de méthodologie à consolider. Echéance : le 16 novembre.
L’avantage quand on travaille beaucoup, c’est que les sorties que l’on s’octroie ont d’autant plus de saveur. Les quatre jours de (vraies) vacances passées à la Rochelle début juillet ont été un authentique bonheur. Déambuler dans cette ville agréable et photographier les nombreuses petites merveilles architecturales qu’elle recèle, visiter les musées de la ville (dont les collections d’arts asiatique), faire de la pêche à pied, et passer du temps avec l’amie qui me recevait : voilà ce que j’appelle des vacances.
Ma rentrée s’annonce sous le signe de l’étude, mais aussi tout de même, un peu, de la culture.
Je ne suis d’abord offert l’exposition “Maya, de l’aube au crépuscule” au musée du Quai Branly. Une expo archéologisante, avec quelques pièces très surprenantes par leur style d’une liberté inattendue (notamment dans le domaine de la céramique). Largement chronologique, elle ouvre quelques percées intéressantes, notamment sur l’écriture maya. A la fin de l’expo un espace se consacre à la documentation photographique des traces et survivances de la culture maya au Guatemala. Je garde notamment en mémoire une photographie d’une chapelle consacrée à Maximon, divinité à l’effigie d’un conquistador aux jambes brisées, combinant un dieu maya, et le Judas des évangiles… C’est la seule divinité que je connaisse à qui l’on allume des cigarettes qui pendent au coin de la bouche de la statue. J’ai lu que dans certains cas les officiants lui offraient de l’alcool…
Je ne pouvais pas manquer l’exposition de Beaubourg, “Paris-Delhi-Bombay…”, consacrée au regard porté par les artistes indiens mais aussi français sur le sous-continent d’aujourd’hui. Cette initiative vise notamment à encourager le dialogue entre la France et l’Inde et à ce titre, plusieurs oeuvres ont été réalisées spécifiquement pour l’exposition, associant artistes indiens et français, sollicitant le public dans le cadre d’oeuvres participatives. Le résultat ? Une vision très contrastée d’une société en mutation, un art souvent revendicatif et contestataire, notamment dans la reconnaissance des minorités sexuelles ou la dénonciation des violences faites aux femmes. Le traitement acidulé ou naïf de certaines représentations renforce le sordide d’une réalité loin d’être rose.
Le propos, porté par un excellent travail de synthèse des données essentielles relatives à l’Inde à l’intérieur d’une rotonde centrale, mérite le déplacement (vous avez jusqu’au 2 octobre).









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