Ca, c’était un beau cadeau de Noël !

30 12 2009

Petit post-minute entre le café et le rer pour donner quelques nouvelles.

Le 18 les résultats du concours ont été publiés et j’ai eu le fin plaisir d’apprendre que mon teint de cachet d’aspirine et mes vacances et week-end sacrifiés sur l’autel de la culture générale et des politiques sociales ont payé. Je suis admise. C’est un bien joli cadeau de Noël, en eût-il fallu qu’un seul, celui-ci avait une fort jolie couleur ;-)

Dans la même semaine, la ville pour laquelle je travaille a obtenu de l’association Villes-Internet la récompense de quatre arobases pour sa politique autour des NTIC et de l’internet citoyen, lors de la 11e remise des labels.

Au final, elle n’était pas si mal cette année qui s’achève ! Bonnes fêtes de fin d’année à tous.





Considérations automnales

14 10 2009

Après un été mouvementé, marqué par un déménagement bienvenu pour un appartement viable, joli et avec un balcon (s’il vous plaît), après une grippe douteuse, j’ai enfin pu me consacrer aux révisions du concours de rédacteur. Culture générale et méthodologie au programme, et beaucoup de travail jusqu’à la date de l’épreuve, le 16 septembre.

Etant donné les sujets (l’un en apparence facile, l’autre un tantinet plus ardu…) et le nombre de candidats, il m’est difficile de déterminer quel a pu être le niveau de ma prestation, il faudra attendre le 9 novembre pour savoir ; en attendant, c’est l’oral qu’il faut préparer sans savoir si c’est la peine ou non. Je continue à bénéficier du soutien de ma collectivité et des cours de l’université accélérée du CNFPT pour me préparer à ces épreuves et son option.
D’une pierre deux coups : je me suis inscrite au concours d’attaché territorial, les domaines à couvrir étant proches même si l’approche est bien différente. Epreuves écrites à la mi novembre.
Si je passe l’oral au concours de rédateur, le suspens devrait durer jusqu’au 16 décembre, date des résultats finaux. C’est long, c’est loin, mais nécessaire, et les domaines que j’étudie sont intéressants. Depuis longtemps je voulais approfondir certains sujets sans jamais trouver le temps de le faire, car d’autres urgences m’accaparaient. Un bon prétexte donc pour mieux comprendre le monde contemporain et les enjeux sociaux qui se font jour dans nos sociétés occidentales.

J’ai également fait ma rentrée culturelle, avec le vernissage de l’exposition des Bouddhas du Shandong au musée Cernushi, d’une grande qualité pédagogique en dépit de la spécificité du corpus. Il est toujours difficile de parler d’imagerie bouddhique (mais aussi jaïne, hindoue…) au grand public dans la mesure où peu de gens sont familiers des principes et des codes généraux qui la régissent. C’était le grand problème que j’avais rencontré en tant que guide de l’exposition “L’âge d’or de l’Inde classique, l’empire des Gupta” au Grand Palais. Expliquer dans quelle mesure la période gupta peut être considérée comme un “âge classique” de la civilisation et de l’art indiens nécessitait évidemment des présupposés que la grande majorité des participants ne possédaient pas. Il importait alors de donner des clés pour permettre aux visiteurs de comprendre et apprécier les oeuvres tout en gardant à la visite une dimension agréable susceptible de donner envie aux participants d’aller plus loin dans la découverte.

La ville de Gentilly où je travaille a ouvert sa saison culturelle, avec en tête de pont une exposition à la Maison Doisneau intitulée “Premiers photographes au Maroc (1870-1939)”, exposition rendue possible notamment grâce au prêt du collectionneur Guy Joubert.

Un petit tour à la Nuit Blanche, sous le signe de la nature ! Je suis d’abord allée voir ce fameux terrain de foot tout bosselé, avant d’aller visiter les installations lumineuses et festives du parc des Buttes Chaumont.
C’est assez surprenant de se retrouver face à un objet plus ou moins familier (je ne suis pas une malade du foot mais il m’est arrivé comme à tous de voir un terrain de foot à la télévision) et de le trouver celui-ci déformé, tordu, presque difficilement reconnaissable. Et à voir les joueurs en herbe, la désorientation était au rendez-vous, avec une balle coïncée entre deux bosses et difficile à récupérer, ou rebondissant de manière incontrôlée…
Les Buttes Chaumont la nuit : mon rêve depuis longtemps… Emergeant de l’obscurité, de grands panneaux lumineux

Pour ceux qui suivent l’aventure du Qui m’aime me suive, vous n’avez manqué aucun épisode : l’histoire reprend le mercredi 25 novembre ; les rendez-vous devraient ensuite devenir mensuels. Cette fois-ci, j’envisage d’aller faire un tour dans les salles de peinture italienne de la Renaissance. Un petit avant-goût avant l’exposition Rivalités à Venise qui est actuellement en cours ?





Sortie du tunnel

17 06 2009

La prochaine session du “Qui m’aime me suive”, qui devait avoir lieu ce mercredi, est annulée pour des raisons d’intendance personnelle. Je refixerai une session quand les choses se seront stabilisées.

La Maison des Indes m’a demandé de donner en novembre une conférence sur le dieu Vishnu, un dieu très important au sein du panthéon hindou, archétype du roi et sauveur du monde. C’est aussi une personnalité divine des plus foisonnante, car les formes sous lesquelles il descend sur Terre pour rétablir l’ordre, les avatars (un terme sanskrit qui nous a été transmis), sont multiples et chacune a son histoire et son culte propres. Par ailleurs, l’un de ces avatars, le fameux Krishna, mériterait à lui seul une conférence. Amant complexe de la belle Radha et de bien d’autres vachères, il est aussi celui qui offre le discours le plus vénéré des vishnouites, la Bhagavad Gita, qui explique entre autres, la relation de total abandon que le dieu attend de son fidèle, et ce parfois par delà la morale commune…

Par ailleurs, pour ceux que je théâtre intéresse, ce sont les auditions des cours de Françoise Kerver, au pavillon des Ateliers de l’ADAC, place Nationale, dans le 13eme arrondissement (métro Place d’Italie ou Olympiades). Jeudi et vendredi soir à partir de 19h30, samedi et dimanche de 14h jusqu’au soir. Il y en a pour tous les goûts, et c’est naturellement tout à fait gratuit, alors n’hésitez pas ! Je joue jeudi soir, d’abord “On va faire la cocotte” de Feydeau, ensuite “King Kong Theorie” de Virginie Despentes.





Hiéroglyphes, dessin vectoriel, et “qui m’aime me suive”

21 05 2009

Quelques nouvelles après un silence bien indépendant de ma volonté. Pour ceux que cela intéresse, je crois bien que j’ai trouvé un appartement, un petit nid douillet où je vais pouvoir poursuivre paisiblement mon travail sur une terrasse ensoleillée (je crâne un peu, je sais ;-) ). J’envisage de déménager début juillet quand l’appartement sera libre et que je devrai laisser (sans regrets aucun) celui que j’occupe actuellement. En attendant, j’essaie de fixer un peu l’ambiance inoubliable et les souvenirs qui sont rattachés à ce lieu dans ma vie. Un petit projet pour boucler une boucle qui n’a que trop longtemps duré. L’animation hiéroglyphes et dessin vectoriel s’est déroulée selon mes espérances, devant un public d’une plus d’une vingtaine de personnes. Parce qu’écrire (ou dessiner) des hiéroglyphes sans en comprendre la portée me semblait artificiel voire peu productif, j’ai commencé par brosser un petit tableau de la civilisation de l’Egypte ancienne. L’objectif était de permettre aux participants de mieux comprendre l’importance de l’écriture, son rapport intime non seulement à l’art, mais aussi à la pensée de l’Egypte pharaonique. Le respect ou les tabous de cette civilisation influent parfois sur l’écriture. S’il est question d’écrire les noms des dieux ou du pharaon, l’antéposition honorifique bouscule l’ordre des hiéroglyphes. Par ailleurs, quand il s’agit de décrire certains phénomènes délicats tels que la mort ou la naissance, les signes les plus explicites seront parfois remplacés par des hiéroglyphes abstraits. Tout cela me semblait un préambule indispensable à l’introduction de la langue hiéroglyphique proprement dite, son fonctionnement à la fois phonographique (ayant une valeur sonore), idéogrammatique (le symbole a la valeur de ce qu’il représente) et déterminatif (le symbole permettant d’indiquer dans quel champ lexical se trouve le mot écrit). Les participants ont ensuite tenté, à l’aide d’un « alphabet » adapté à notre langue, d’écrire eux-mêmes leur propre prénom. J’ai ensuite procédé à une petite présentation du dessin vectoriel et à ses particularités par rapport à l’image bitmap que certains connaissaient pour posséder un appareil photo numérique. J’ai montré dans quelle mesure le vectoriel était particulièrement adapté à l’écriture hiéroglyphique, et à l’usage que l’on peut en faire, notamment pour tirer son œuvre sur un t-shirt, qui a été proposée aux participants les plus motivés (les autres ayant été invités à venir au Cyberespace scanner leur œuvre dessinée sur papier). Ce fut l’occasion de rappeler auprès du public présent l’existence du Cyberespace et la possibilité d’accompagnement qu’il propose. Des postes dotés du logiciel libre et gratuit Inkscape ont été mis à disposition des amateurs avec un accompagnement de Mehena Aggoune et de moi-même. Certaines personnes ont même demandé de l’aide pour télécharger et installer ce logiciel. Une expérience qui me conforte plus que jamais dans la conviction qu’il est possible de capter l’attention d’un public peu enclin à se pencher sur les nouvelles technologies. L’intérêt à mon sens de cette animation était de montrer qu’avant de « faire de l’informatique », le but du jeu était avant tout d’avoir quelque chose d’intéressant à faire avec ce « fichu ordinateur » qui terrorise encore certains… Pour les animateurs que ce genre de projets intéresse je suis prête à mettre à disposition mes données, l’alphabet vectorisé par mes soins à partir de données trouvées dans des ouvrages, ainsi que la présentation de la civilisation de l’Egypte ancienne. Il ne faut pas abuser de la patience d’un public de seniors même mordus d’égyptologie, je conseille une animation d’un maximum de deux heures. Je profite de ces quelques mots sur cette animation au croisement entre égyptologie et multimédia pour rendre hommage à Annie Forgeau, maître de conférences à l’université Paris IV – Sorbonne, qui m’a transmis la passion de l’égyptologie avec une rigueur scientifique et un sens de la pédagogie que j’ai rarement rencontrés. Je travaille activement sur le concours de rédacteur du patrimoine, pour lequel j’ai eu la chance d’avoir le soutien de la municipalité de Gentilly pour laquelle je travaille. Je bénéficie d’une préparation accélérée au CNFPT avec un petit groupe de travail qui s’est constitué pour l’échange de documents et l’entraide méthodologique. Cette formation est une marque de confiance dont j’essaie de me montrer digne en travaillant dès que mon emploi du temps me le permet afin de multiplier mes chances de réussite, les meilleurs seulement étant retenus… J’ai marqué une pause longue dans l’opération « Qui m’aime me suive » qui consiste à emmener une personne se promener en nocturne le mercredi ou le vendredi soirs à partir de 20h dans les salles du Louvre, à parler d’art en toute simplicité avec des personnes qui ne sont pas nécessairement familières ni des musées ni des collections du Louvre. La première expérience ayant été tout à fait concluante, il me tarde de reprendre. Je pense pouvoir fixer un nouveau rendez-vous au mercredi 16 juin, cette-fois ci pour aller faire un tour dans les collections gréco-romaines. Ceux qui sont intéressés peuvent me laisser un mail ou un commentaire (néanmoins je ne pourrai inviter qu’une seule personne à la fois). Je n’ai pour le moment pas encore la disponibilité (ni de temps ni d’esprit) pour proposer à ceux que ça intéresserait de me suivre lors des dimanches où les musées parisiens ouvrent gracieusement leurs portes. J’essaierai d’y revenir prochainement. Il y a tant de bonnes expositions en ce moment sur Paris que je ne saurais vous les conseiller toutes, si jamais vous pouviez me faire un retour sur celles que vous avez vues cela m’intéresse !





Où je fais mon Caliméro

13 04 2009

Le prochain “Qui m’aime me suive” est annulé jusqu’à une date ultérieure.
Je me suis fait agresser il y a une semaine dans le hall de mon immeuble, alors que je rentrais tranquillement chez moi sur les coups de 2h du matin. Un petit rigolo très spirituel a trouvé très courageux d’essayer de piquer son sac à dos à une fille, avec deux petits compères pour lui prêter main forte au cas où. Résultat des courses : j’ai réussi à garder mon sac (ah mais), mais aussi quelques bleus, un mal de dos persistant, et surtout une grande, très grande envie de partir. Envie confortée lorsque je suis allée porter plainte : quand l’agent de police qui enregistre votre plainte s’exclame “ah, vous habitez ? Mais vous savez qu’il y a du trafic dans votre immeuble ? “, il est plus que temps de mettre les voiles. Et encore, s’il n’y avait que le trafic… Mais je m’égare.

Donc je déménage. Enfin, je déménage aussi vite que possible, dès que j’ai trouvé un appartement décent dans autre chose qu’une pépinière à dealers (ou un nid à affaires sociales bien inextricables, c’est selon les jours), pas trop cher et calme.





Nouvelles et qui m’aime me suive d’avril

30 03 2009

Le premier “qui m’aime me suive” a bien fonctionné. Mon unique participant a essuyé les plâtres, mais après quelques instants la discussion informelle que j’espérais a pris un rythme de croisière. Par ricochets, nous avons parlé de la fonction de l’écriture dans l’Egypte ancienne, des croyances de l’époque pharaonique, des conceptions autour de l’être humain et notamment de l’importance du nom, sculpté, peint, détruit par des successeurs rageurs ou simplement opportunistes…

Je prévois une nouvelle session du “qui m’aime me suive” (l’intitulé, un peu tape-à-l’oeil je l’avoue, me plaît finalement, par son côté personnel qui colle assez bien à l’idée que je me fais de l’opération). Cette fois-ci, je prévois d’aller faire un tour du côté des antiquités grecques. Prochaine date, donc, le 22 avril. Comme la fois précédente, j’emmène une personne, si quelqu’un est intéressé, qu’il me laisse un message.

Ce week-end, ce sont les auditions du cours de Françoise Kerver à l’ADAC (celles-ci sont privées, celles de la mi juin seront publiques, j’en reparlerai). J’y présenterai deux scènes : Amour, un petit poème de Taslima Nasreen, et un montage de l’introduction de King-Kong Theorie de Virginie Despentes. L’un met en scène une femme amoureuse, exaltée et obsessive, l’autre une théoricienne qui démonte dans une langue drôle et acide l’image d’Epinal de cette femme idéale à laquelle on devrait au moins faire semblant de vouloir ressembler. Je vous laisse, je retourne à mes cours de cuisine…

King Kong, film original, photo prise par Auchard

King Kong, film original, photo prise par Auchard