Voilà, c’est fini

4 12 2009

Je tourne en rond dans mon petit appartement. Tout est calme. Les vestiges de mes fiches de culture générale et d’action sociale sont soigneusement rangées dans un coin (mon petit rituel de fin de préparation aux épreuves d’un concours : ranger les documents pour ne plus y revenir).

Comment ça s’est passé ? Difficile à dire. Les membres du jury ont tous été d’une bienveillance déroutante. Le personnel d’encadrement des épreuves chaleureux et encourageant. Difficile dans ce cadre qu’une épreuve ne se passe pas “bien”. Ceci dit, les pistes sont brouillées quant à l’appréciation éventuelle qui sera faite de mes prestations. Un petit regain de rhume m’embrouille l’esprit maintenant que la pression est retombée.

Il faut attendre. Je suis contente d’avoir eu assez de clairvoyance pour sauvegarder ce qu’il me reste de vacances pour la fin de l’année : même si je suis complètement épuisée, aller travailler demain me fera le plus grand bien. Revenir à ce pour quoi je me suis soumise à tout ce chambardement, les vacances enfermée à travailler, les week-end réduits à peau de chagrin, les soirées à hésiter entre la culture territoriale et les lois mémorielles, et dans les derniers moments, la lutte contre un bronchito-rhume tout à fait mal venu…

Raviver les projets ralentis, sortir ceux que j’avais laissé de côté pour l’après-concours. Rassurer aussi les amis et la famille, leur montrer que je suis toujours vivante, et reprendre des nouvelles.

J’ai beaucoup appris. Des choses notamment que j’aurais aimé connaître plus tôt, mais que le hasard de la préparation à ce concours m’a poussée à approfondir. J’ai la sensation d’avoir acquis un degré de conscience plus élevé des raisons pour lesquelles j’exerce mon métier. Une conscience alimentée aussi par la fréquentation, lors de la préparation au concours au CNFPT, d’autres personnes, le plus souvent déjà agents dans des collectivités territoriales, issues de services très divers, avec des préoccupations souvent très différentes les unes des autres. Et pour une grande partie d’entre elles, cet attachement fort à leurs missions.

J’arrête là mon lyrisme galopant. Résultats le 17 décembre. C’est… loin.





Histoire de l’art et concours de rédacteur

11 11 2009

Les deux conférences de la Maison des Indes se sont, d’autant que je puisse en juger, bien passées. J’y ai rencontré, comme toujours à la Maison des Inde, un public curieux et souvent passionné. La deuxième conférence sur l’iconographie de Vishnu m’a notamment permis de renouer avec certaines de ces oeuvres enthousiasmantes qui parsemaient mes manuels d’histoire de l’art indien et que j’ai eu la chance d’aller voir in situ. Je repense notamment à Badami, ancienne capitale de la dynastie des Chalukya dès le VIe siècle, une petite ville disposée autour d’un grand lac et bordée de grandes falaises de grès dans lesquelles les Chalukya avaient progressivement fait sculpter des grottes aux reliefs d’une qualité exceptionnelle. On chemine sur les escaliers inégaux, entourés d’une multitude de singes, progressant de grotte en grotte et découvrant des merveilles.

hampi_3rd_cave_at_badami

Grottes excavées de Badami, Karnataka. Photo originale : http://usandeep.com/trips/hampi.html

Grande nouvelle tombée vendredi dernier : je suis admissible au concours de rédacteur territorial. Une grande joie et un premier soulagement face à ce signe tangible de mon travail de ces derniers mois, avec le soutien de ma collectivité. Il me reste à faire à nouveau mon maximum pour mettre toutes les chances de mon côté. Advienne que pourra !

Par conséquent, personne ne s’étant manifesté cette fois-ci pour le prochain “Qui m’aime me suive” de novembre, j’annule la séance afin de me consacrer entièrement à ma préparation de concours. C’est donc à partir de janvier prochain que l’opération reprendra, dans un rythme mensuel. De même, la refonte et l’animation de Fenêtre sur l’Inde, site généraliste sur l’art et la culture indiens,  débuteront à partir de cette date. Si vous souhaitez être tenus au courant, faites moi signe, je vous enverrai un mail dès qu’il y aura du nouveau.

Et puisque le jour s’y prête, j’en profite pour parler d’un site que j’ai réalisé l’an dernier en collaboration avec la Société d’Histoire de Gentilly, autour du monument aux morts de la ville, dont l’iconographie tranche avec celle que l’on rencontre d’ordinaire sur ce genre de monuments. Ce site avait été présenté lors de l’exposition organisée sur la Der des Ders. Vous pouvez le consulter ici ou en cliquant sur l’image ci-dessous.Monument aux morts de Gentilly (détail)

Pour l’heure, je m’en retourne à mes révisions :)





Considérations automnales

14 10 2009

Après un été mouvementé, marqué par un déménagement bienvenu pour un appartement viable, joli et avec un balcon (s’il vous plaît), après une grippe douteuse, j’ai enfin pu me consacrer aux révisions du concours de rédacteur. Culture générale et méthodologie au programme, et beaucoup de travail jusqu’à la date de l’épreuve, le 16 septembre.

Etant donné les sujets (l’un en apparence facile, l’autre un tantinet plus ardu…) et le nombre de candidats, il m’est difficile de déterminer quel a pu être le niveau de ma prestation, il faudra attendre le 9 novembre pour savoir ; en attendant, c’est l’oral qu’il faut préparer sans savoir si c’est la peine ou non. Je continue à bénéficier du soutien de ma collectivité et des cours de l’université accélérée du CNFPT pour me préparer à ces épreuves et son option.
D’une pierre deux coups : je me suis inscrite au concours d’attaché territorial, les domaines à couvrir étant proches même si l’approche est bien différente. Epreuves écrites à la mi novembre.
Si je passe l’oral au concours de rédateur, le suspens devrait durer jusqu’au 16 décembre, date des résultats finaux. C’est long, c’est loin, mais nécessaire, et les domaines que j’étudie sont intéressants. Depuis longtemps je voulais approfondir certains sujets sans jamais trouver le temps de le faire, car d’autres urgences m’accaparaient. Un bon prétexte donc pour mieux comprendre le monde contemporain et les enjeux sociaux qui se font jour dans nos sociétés occidentales.

J’ai également fait ma rentrée culturelle, avec le vernissage de l’exposition des Bouddhas du Shandong au musée Cernushi, d’une grande qualité pédagogique en dépit de la spécificité du corpus. Il est toujours difficile de parler d’imagerie bouddhique (mais aussi jaïne, hindoue…) au grand public dans la mesure où peu de gens sont familiers des principes et des codes généraux qui la régissent. C’était le grand problème que j’avais rencontré en tant que guide de l’exposition “L’âge d’or de l’Inde classique, l’empire des Gupta” au Grand Palais. Expliquer dans quelle mesure la période gupta peut être considérée comme un “âge classique” de la civilisation et de l’art indiens nécessitait évidemment des présupposés que la grande majorité des participants ne possédaient pas. Il importait alors de donner des clés pour permettre aux visiteurs de comprendre et apprécier les oeuvres tout en gardant à la visite une dimension agréable susceptible de donner envie aux participants d’aller plus loin dans la découverte.

La ville de Gentilly où je travaille a ouvert sa saison culturelle, avec en tête de pont une exposition à la Maison Doisneau intitulée “Premiers photographes au Maroc (1870-1939)”, exposition rendue possible notamment grâce au prêt du collectionneur Guy Joubert.

Un petit tour à la Nuit Blanche, sous le signe de la nature ! Je suis d’abord allée voir ce fameux terrain de foot tout bosselé, avant d’aller visiter les installations lumineuses et festives du parc des Buttes Chaumont.
C’est assez surprenant de se retrouver face à un objet plus ou moins familier (je ne suis pas une malade du foot mais il m’est arrivé comme à tous de voir un terrain de foot à la télévision) et de le trouver celui-ci déformé, tordu, presque difficilement reconnaissable. Et à voir les joueurs en herbe, la désorientation était au rendez-vous, avec une balle coïncée entre deux bosses et difficile à récupérer, ou rebondissant de manière incontrôlée…
Les Buttes Chaumont la nuit : mon rêve depuis longtemps… Emergeant de l’obscurité, de grands panneaux lumineux

Pour ceux qui suivent l’aventure du Qui m’aime me suive, vous n’avez manqué aucun épisode : l’histoire reprend le mercredi 25 novembre ; les rendez-vous devraient ensuite devenir mensuels. Cette fois-ci, j’envisage d’aller faire un tour dans les salles de peinture italienne de la Renaissance. Un petit avant-goût avant l’exposition Rivalités à Venise qui est actuellement en cours ?