Je tourne en rond dans mon petit appartement. Tout est calme. Les vestiges de mes fiches de culture générale et d’action sociale sont soigneusement rangées dans un coin (mon petit rituel de fin de préparation aux épreuves d’un concours : ranger les documents pour ne plus y revenir).
Comment ça s’est passé ? Difficile à dire. Les membres du jury ont tous été d’une bienveillance déroutante. Le personnel d’encadrement des épreuves chaleureux et encourageant. Difficile dans ce cadre qu’une épreuve ne se passe pas “bien”. Ceci dit, les pistes sont brouillées quant à l’appréciation éventuelle qui sera faite de mes prestations. Un petit regain de rhume m’embrouille l’esprit maintenant que la pression est retombée.
Il faut attendre. Je suis contente d’avoir eu assez de clairvoyance pour sauvegarder ce qu’il me reste de vacances pour la fin de l’année : même si je suis complètement épuisée, aller travailler demain me fera le plus grand bien. Revenir à ce pour quoi je me suis soumise à tout ce chambardement, les vacances enfermée à travailler, les week-end réduits à peau de chagrin, les soirées à hésiter entre la culture territoriale et les lois mémorielles, et dans les derniers moments, la lutte contre un bronchito-rhume tout à fait mal venu…
Raviver les projets ralentis, sortir ceux que j’avais laissé de côté pour l’après-concours. Rassurer aussi les amis et la famille, leur montrer que je suis toujours vivante, et reprendre des nouvelles.
J’ai beaucoup appris. Des choses notamment que j’aurais aimé connaître plus tôt, mais que le hasard de la préparation à ce concours m’a poussée à approfondir. J’ai la sensation d’avoir acquis un degré de conscience plus élevé des raisons pour lesquelles j’exerce mon métier. Une conscience alimentée aussi par la fréquentation, lors de la préparation au concours au CNFPT, d’autres personnes, le plus souvent déjà agents dans des collectivités territoriales, issues de services très divers, avec des préoccupations souvent très différentes les unes des autres. Et pour une grande partie d’entre elles, cet attachement fort à leurs missions.
J’arrête là mon lyrisme galopant. Résultats le 17 décembre. C’est… loin.






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