Considérations automnales

14 10 2009

Après un été mouvementé, marqué par un déménagement bienvenu pour un appartement viable, joli et avec un balcon (s’il vous plaît), après une grippe douteuse, j’ai enfin pu me consacrer aux révisions du concours de rédacteur. Culture générale et méthodologie au programme, et beaucoup de travail jusqu’à la date de l’épreuve, le 16 septembre.

Etant donné les sujets (l’un en apparence facile, l’autre un tantinet plus ardu…) et le nombre de candidats, il m’est difficile de déterminer quel a pu être le niveau de ma prestation, il faudra attendre le 9 novembre pour savoir ; en attendant, c’est l’oral qu’il faut préparer sans savoir si c’est la peine ou non. Je continue à bénéficier du soutien de ma collectivité et des cours de l’université accélérée du CNFPT pour me préparer à ces épreuves et son option.
D’une pierre deux coups : je me suis inscrite au concours d’attaché territorial, les domaines à couvrir étant proches même si l’approche est bien différente. Epreuves écrites à la mi novembre.
Si je passe l’oral au concours de rédateur, le suspens devrait durer jusqu’au 16 décembre, date des résultats finaux. C’est long, c’est loin, mais nécessaire, et les domaines que j’étudie sont intéressants. Depuis longtemps je voulais approfondir certains sujets sans jamais trouver le temps de le faire, car d’autres urgences m’accaparaient. Un bon prétexte donc pour mieux comprendre le monde contemporain et les enjeux sociaux qui se font jour dans nos sociétés occidentales.

J’ai également fait ma rentrée culturelle, avec le vernissage de l’exposition des Bouddhas du Shandong au musée Cernushi, d’une grande qualité pédagogique en dépit de la spécificité du corpus. Il est toujours difficile de parler d’imagerie bouddhique (mais aussi jaïne, hindoue…) au grand public dans la mesure où peu de gens sont familiers des principes et des codes généraux qui la régissent. C’était le grand problème que j’avais rencontré en tant que guide de l’exposition “L’âge d’or de l’Inde classique, l’empire des Gupta” au Grand Palais. Expliquer dans quelle mesure la période gupta peut être considérée comme un “âge classique” de la civilisation et de l’art indiens nécessitait évidemment des présupposés que la grande majorité des participants ne possédaient pas. Il importait alors de donner des clés pour permettre aux visiteurs de comprendre et apprécier les oeuvres tout en gardant à la visite une dimension agréable susceptible de donner envie aux participants d’aller plus loin dans la découverte.

La ville de Gentilly où je travaille a ouvert sa saison culturelle, avec en tête de pont une exposition à la Maison Doisneau intitulée “Premiers photographes au Maroc (1870-1939)”, exposition rendue possible notamment grâce au prêt du collectionneur Guy Joubert.

Un petit tour à la Nuit Blanche, sous le signe de la nature ! Je suis d’abord allée voir ce fameux terrain de foot tout bosselé, avant d’aller visiter les installations lumineuses et festives du parc des Buttes Chaumont.
C’est assez surprenant de se retrouver face à un objet plus ou moins familier (je ne suis pas une malade du foot mais il m’est arrivé comme à tous de voir un terrain de foot à la télévision) et de le trouver celui-ci déformé, tordu, presque difficilement reconnaissable. Et à voir les joueurs en herbe, la désorientation était au rendez-vous, avec une balle coïncée entre deux bosses et difficile à récupérer, ou rebondissant de manière incontrôlée…
Les Buttes Chaumont la nuit : mon rêve depuis longtemps… Emergeant de l’obscurité, de grands panneaux lumineux

Pour ceux qui suivent l’aventure du Qui m’aime me suive, vous n’avez manqué aucun épisode : l’histoire reprend le mercredi 25 novembre ; les rendez-vous devraient ensuite devenir mensuels. Cette fois-ci, j’envisage d’aller faire un tour dans les salles de peinture italienne de la Renaissance. Un petit avant-goût avant l’exposition Rivalités à Venise qui est actuellement en cours ?